Contrat ou relation? Le levier caché dans les négociations à enjeux élevés

Par : Susannah Denovan Fortier

7 octobre, 2026

Apprenez-en davantage sur les marchés publics, les occasions d’affaires pour votre entreprise, où trouver les appels d’offres gouvernementaux et ce que vous devez savoir pour vous lancer et réussir sur ce marché.

Vous êtes en plein cœur d’une importante occasion d’affaires internationale. La solution est solide, les prix sont concurrentiels et les enjeux sont élevés. 

Et pourtant… quelque chose cloche. Les réunions s’éternisent — ou avancent trop vite.  Il y a des malentendus.  L’élan s’essouffle. 

Il y a de fortes chances que le problème ne vienne pas de votre offre, mais de votre approche. 

Au cœur de nombreuses négociations internationales se cache une différence simple, mais déterminante : 
Votre interlocuteur cherche-t-il à conclure un contrat ou à établir une relation?  

Comprendre cette distinction peut faire la différence entre une entente conclue et une autre qui s’échappe discrètement. 

Deux mentalités. Deux chemins très différents vers le « oui ».

1. Les cultures axées sur le contrat : « Définissons clairement les choses. »

Dans de nombreux marchés occidentaux — notamment au Canada, aux États-Unis et dans une grande partie de l’Europe du Nord —, le contrat est l’accord lui-même. La clarté prime. La précision est essentielle. L’objectif est de rédiger une entente détaillée qui définit les attentes, atténue les risques et laisse peu de place à l’interprétation. 

Dans ces contextes, vous remarquerez souvent que : 

  • Les conversations s’orientent rapidement vers les modalités et les détails 
  • Les détails juridiques et de conformité occupent le devant de la scène 
  • La confiance se bâtit grâce à la structure, à la fiabilité et à l’exécution 

Quelle est la mentalité sous-jacente? « Si nous rédigeons un bon contrat, la relation suivra. » 

2. Cultures axées sur la relation : « Apprenons à nous connaître. »

Dans de nombreuses régions d’Asie, d’Amérique latine, du Moyen-Orient et de l’Europe du Sud, l’ordre des choses s’inverse. Avant que les modalités ne soient finalisées, il existe une condition préalable tacite : la confiance. Les ententes reposent sur des liens qui se tissent grâce à la conversation, au temps passé ensemble et à une compréhension mutuelle. Le contrat vient ensuite, pour officialiser ce qui a déjà été établi. 

Dans ce contexte, on observe plus souvent : 

  • Du temps consacré aux réunions, aux repas et aux échanges informels 
  • Des décisions qui prennent plus de temps, mais qui sont plus approfondies 
  • Une flexibilité privilégiée par rapport à une structure rigide 

La conviction sous-jacente? « Si la relation est solide, l’entente tiendra. »

Où les choses se gâtent

Les négociations commencent à vaciller lorsque ces deux mondes s’affrontent. D’un côté, on cherche à conclure; de l’autre, on continue de bâtir la confiance. D’un côté, on perçoit un élan; de l’autre, on ressent de la pression. 

Le résultat? De la frustration des deux côtés. Des intentions mal interprétées. Des ententes qui ralentissent… puis s’enlisent… puis disparaissent. Et le plus difficile dans tout ça? En général, personne n’explique pourquoi. 

Comment repérer la différence dès le début

La bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin d’un guide culturel pour comprendre cela. Les indices sont généralement juste sous vos yeux. 

Soyez attentif à ce qui se passe lors des premières interactions : 

  • Qu’est-ce qui domine la conversation? Les modalités, les échéanciers et les livrables — ou le partenariat, la vision et la confiance? 
  • Sur quoi les hauts dirigeants mettent-ils l’accent?  La gestion des risques et la conformité — ou la collaboration à long terme? 
  • Quelle est l’ambiance des réunions?  Sont-elles axées sur les transactions et l’efficacité — ou plutôt exploratoires et axées sur les relations? 

Même une simple question comme « Qu’est-ce qui est le plus important pour que cette transaction soit couronnée de succès? » peut en révéler beaucoup. 

Adapter son approche (sans perdre pied)

Une fois que vous avez cerné le style, l’objectif n’est pas de vous réinventer, mais d’ajuster vos priorités. 

Si vous évoluez dans un milieu où le contrat prime : 

  • Préparez-vous en apportant une documentation détaillée et des modalités claires 
  • Agissez avec efficacité — la concision est appréciée 
  • Gagnez en crédibilité grâce à la précision et au suivi 

Si vous évoluez dans un milieu où les relations priment : 

  • Ralentissez le rythme et créez un espace propice à l’établissement de liens 
  • Investissez dans l’établissement d’un rapport de confiance — ce n’est pas un « plus », c’est essentiel 
  • Faites preuve de souplesse et de patience; la confiance prend du temps, mais elle porte ses fruits 

En résumé 

Dans les négociations internationales, le succès ne dépend pas seulement de ce que vous offrez. Il dépend de la façon dont votre interlocuteur définit la valeur — et de la façon dont il se sent à l’aise pour dire « oui ». 

Car parfois, la façon la plus rapide de conclure une entente… est d’arrêter d’essayer de la conclure. 

Et parfois, le contrat le plus solide… repose sur une relation qui n’a jamais été précipitée. 

Si vous savez capter l’ambiance et vous adapter en conséquence, vous ne vous contentez pas d’améliorer vos chances. Vous changez fondamentalement l’issue de la négociation. 

Rédigé par l’IA. Peaufiné par un humain. 😊 

Articles connexes

Apprenez à développer et à entretenir une meilleure sensibilisation culturelle afin que vous et votre entreprise puissiez connaître davantage de succès dans le domaine des affaires interculturelles.

Apprenez-en davantage sur le service de passation de marchés phare de la CCC, qui met en relation des entreprises canadiennes qualifiées avec des gouvernements acheteurs partout dans le monde.

Vous envisagez une opportunité avec un gouvernement étranger ?

Laissez-nous vous aider à découvrir comment le Gouvernement du Canada peut vous aider à remporter davantage de contrats internationaux.